La Savonnerie de Guyane

mercredi 22 juillet 2009
popularité : 56%

Pour voir les photos associées à ce compte-rendu, cliquer sur une des photos en bas pour démarrer le diaporama. Les photos sont en relation avec le numéro qui se trouve dans le texte.

Pendant notre sortie de l’École Ouverte de l’année 2008-2009, nous sommes allés visiter la Savonnerie qui se trouve vers Iracoubo, exactement PK 154 route nationale 1 entre les criques Mamaribo et Moucaya. PK 154, ça veut dire que la savonnerie est à 154 Km de Cayenne et à 120 Km de Javouhey environ. On a rencontré le chef de l’usine, M. Ottavi [1], il nous a cueilli des fruits du palmier. Il y a deux sortes de graines : l’awara (la plus grosse) et l’awara dendé (ou éléaïs guinéensis) [2].
Les 2 graines produisent de l’huile de palme rouge qui sert comme graisse dans l’alimentation. Mais alors que l’awara produit 3% d’huile, l’awara dendé en produit de 60 à 70%. Cette huile est très consommée au Brésil et en Afrique, mais pas beaucoup en Guyane. L’awara dendé produit aussi une huile blanche qui est comme le lait de coco, appelée huile de palmiste utilisée comme corps gras pour faire du savon. Il a 550 hectares, mais 15 hectares sont plantés [3] . Il faut attendre 5 ans après avoir planté les palmiers pour pouvoir récolter les fruits. Pour l’awara, on attend que les fruits tombent à cause des épines, cela se passe entre mars et juin. Pour l’awara dendé, on ramasse tous les jours le régime de graines sur l’arbre [4].

Après, nous sommes allés vers l’usine. A gauche, il y avait un jeune homme qui était en train d’emballer les savons [5]. Nous sommes passés par une salle où il y avait des gros blocs de savon et des bassines et aussi une cuve [6]. Le propriétaire nous a expliqué que les bassines étaient des moules pour faire les blocs à la sortie de la cuve. Les blocs doivent sécher 3 mois minimum à l’air libre [7].

Puis nous sommes allés visiter la chaudière [8] mais elle était en panne. La chaudière, c’est le moteur de l’ensemble de l’usine [9]. Elle donne l’énergie pour faire fonctionner les autres appareils comme le concasseur [10]. Dans le concasseur, on met les graines de palmiers, elles sont pressées et les huiles sont mélangées avec de la soude et de l’eau pour faire le savon qui est ensuite cuit dans un réservoir entre 100 et 130 degrés.

Nous sommes revenus dans la salle où on découpe les blocs de savon. Le propriétaire nous a montré comment il faisait pour obtenir des blocs plus petits à partir des plus gros [11]. Tout le découpage est fait à la main avec des règles et des leviers très précis [12]. Il y a les savons de 400 grammes qui sont marqués "Mamaribo", puis les 200 grammes et les 100 grammes.

Enfin nous sommes allés dans la salle où il range les savons déjà emballés [13]. Un jeune homme emballe les savons dans une enveloppe plastique puis dans un emballage avec la marque et la composition chimique du savon. Nous avons ramené un de ces emballages [14]. On peut lire que les savons sont 100% naturel, ils n’ont pas de produits chimiques ajoutés. C’est mieux pour la peau et pour le savon car cela ne durcit pas la savonnette en fin d’utilisation. Il n’y a pas non plus de Paraben qui sont des conservateurs utilisés comme agents antimicrobiens dans les produits cosmétiques et qui sont parfois mauvais pour la santé de l’homme. Un pistolet permet de poser un point de colle pour faire tenir l’emballage [15].

Et pour finir, le propriétaire a donné à tout le monde du savon, c’était génial !!! Et nous aussi, nous lui avons fait un cadeau !!! [16]


7 votes

Statistiques

Dernière mise à jour

jeudi 5 juin 2014

Visites

44669 visites depuis le début